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Le rapport à la société


1- L'obnubilation sur le rejet de la société et de ses constituants


Les actualités médiatiques se focalisent sur les aspects négatifs de l'affrontement de divers groupes à l'organisation sociale dans laquelle ils vivent. Je voudrais prendre un peu de champ et passer en revue les différentes formes du rapport à la société que les individus et les groupes prennent car notre société est loin d'être uniquement constituée de ces groupes de contestataires et de destructeurs.


2- Une typologie des attitudes face à la société


Le rejet global de la société

Les utopistes et marginaux

Les saboteurs cachés

Les révoltés


L'exploitation de la société

Les fraudeurs

Les criminels


Les efforts de transformation et de développement de la société

Les perfectionnistes

Les battants






3- Quelques figures du rejet global de la société


Dans le rejet global de la société, nous trouvons des formes pacifiques (les utopistes), des formes camouflées (les saboteurs cachés) et des formes agressives (les révoltés).


Les utopistes

Il existe -et a existé au cours de l'histoire- de très nombreuses formes de retranchés et de marginaux pacifiques. Des républiques chrétiennes autonomes et indépendantes aux communautés monastiques et aux fraternités actuelles qui, retranchés de la vie quotidienne du monde, contemplent Dieu (le bien par opposé au monde moderne) et prient très oblativement pour le salut de tous (la "fraternité de Jérusalem", par exemple) ; en passant par des communautés plus ou moins, baba-cool comme celle de "L'ordre laborieux de l'Arche", fondée par Lanza Del Vasto, établie dans les Cévennes en 1963 (autarcie, refus de la violence, agriculture écologique, culte d'un Dieu philosophique...).


La "beat génération" apparait dans les années 1950. Cette communauté de jeunes rejette les tabous des "squares" (bourgeois rigides qui ne savent pas profiter de la vie). Les "hippies" les suivent quelques temps après, puis les "situationnistes" et les "squatters" arrivent. Ces groupes veulent penser et vivre différemment ("peace and love"). Ils promeuvent pacifiquement une contre-culture et se signalent par leurs tenues vestimentaires et leurs chevelures libres. Les principales régions de France qui abritent des communautés hippies sont le Larzac, l'Ardèche, l'Ariège et les Cévennes (cf. le site : "Adresses de communautés en France pour vivre autrement").


Certains SDF, vagabonds et drogués addicts ont choisi, suite à des déboires traumatisants, par exemple, de ne plus s'intégrer à la société et de vivre d'expédients et de mendicité à coté d'elle. Là aussi, ces formes de refus de la société, ont toujours existé au cours des temps. Que l'on pense aux "sans aveu", fuyant la dépendance seigneuriale sur les chemins au Moyen Âge ou aux ermites qui, dans leur isolement volontaire, cherchaient des vérités supérieures à celle de notre monde vulgaire.


Les saboteurs cachés

Il s'agit là d'une petite frange de la population qui exerce un métier et peut jouir d'une situation sociale confortable, mais qui est fondamentalement frustrée, qui ne veut pas passer à la révolte visible et fait payer à la société ses insatisfactions à travers ses malveillances. Ces personnes préfèrent organiser des activités sous-jacentes de sabotage qui leur permettent de rester dans leur zone de confort. On trouve dans cette catégorie des enseignants de tout niveau qui excitent les élèves et les étudiants - jeunesse toujours prompte à s'indigner- à descendre dans la rue ; des incendiaires qui jouissent de voir partir en fumée des hectares de forêts et des habitations ; des syndicalistes qui poussent à la grève et à des actions plus "directes" ; des politiciens qui appellent au blocage ou au boycottage des lois ; des bureaucrates qui se régalent des règles absurdes qu'ils imposent ; des intellectuels qui poursuivent le "déconstructionnisme" des années 80 en essayant de culpabiliser tous ceux qui jouissent du "privilège blanc" en leur demandant, de plus, de se "réveiller" ; des influençeurs internet qui, sous des pseudonymes, inventent ou cherchent et diffusent des informations haineuses sur les activités sociales de personnes en charge de la marche d'un quelconque élément de la société...


Les révoltés

Protestataires, indignés et casseurs-révolutionnaires ne sont plus de gentils bisounours. Ils promeuvent des actions plus ou moins fortes visant à bousculer la société.

Dans la filiation des étudiants révoltés de mai 68, on trouve chaque année, dans les Universités littéraires, des mouvements sporadiques de "révolte". On rejette l'autorité, le savoir balisé, les contraintes..., on casse quelques meubles et on salit les lieux symboliques de réunions des professeurs, les laboratoires, les bibliothèques... Les Universités littéraires sont particulièrement propices à ces débordements protestataires car, de nos jours, les étudiants les moins favorisés y sont plus ou moins confinés en grand nombre alors qu'ils se rendent compte que les débouchés qu'on leur offre sont restreints et dérisoires en comparaison de ceux offerts aux élèves des Grandes Ecoles.


Stéphane Hessel appelle à la révolte en 2011 dans un essai intitulé "Indignez-vous !" ("Résistons à un président dont les vœux ne sont plus crédibles..." ) Cet ouvrage n'a pas mis de foules dans les rues mais a eu un immense succès avec ses 800 000 exemplaires vendus, preuve de sa résonnance.


Plus battants que ces petites révoltés, on trouve des mouvements qui ont pour but affiché de paralyser une partie du fonctionnement de la société pour forcer des changements. Sur le modèle du mouvement "Occupy Wall Street", (dans lequel 1000 personnes, en 2011, font du sit in près de la bourse de New York pour la perturber), on trouve les "Zadistes" (de ZAD : zone à défendre). Ces groupes occupent un lieu dans le but d'empêcher que cet endroit ne soit aménagé ou construit. On se rappelle les ZAD de Sivens (mort d'un opposant à la construction d'un barrage) ou de Notre Dame des Landes (cinq blessés dont un opposant à la construction de l'aéroport a la main arrachée). "Au total, on compte en France une cinquantaine de sites pouvant être considérés comme ZAD ... et qui sont encore occupés en permanence" (La Croix : Que reste-t-il des ZAD en France ?) (1 000 à 3 000 personnes environ).


Les émeutiers des cités et des banlieues rejettent fortement la société qui les laisse sur le bord du chemin. Ce sont des groupes de jeunes déscolarisés, déculturés, à familles disloquées, au chômage..., qui se perçoivent sans avenir positif dans la société. Ces jeunes prennent prétexte d'incidents, plus ou moins provoqués, avec ceux qui pour eux représentent l'Etat (pompiers, policiers, postiers, ambulanciers...), pour incendier des voitures, des écoles, des gymnases, des centres culturels..., lieux symboliques de la société responsable de leurs échecs et mal être.


Actuellement, nous avons dans les rues les "gilets jaunes" et les "antivax". Les observateurs et sociologues ont bien caractérisé les révoltés participant à ces mouvements. Ce sont des personnes qui ont le fort sentiment d'être des laissés pour compte du progrès et de la mondialisation. Ils ont une grande défiance vis-à-vis de tous ceux qui décident à quelque place qu'ils se trouvent dans la société (politiques, dirigeants d'entreprises, leaders, scientifiques, professeurs, administrateurs, banquiers...). De leur point de vue, ces gens là, ces "élites", ne pensent qu'à leurs propres intérêts et tout se fait à leur désavantage.


Au sommet des révoltés violents nous trouvons les "Black Blocs" (4 000 à 6 000 personnes environ). Ceux sont des groupes de manifestants activistes qui voient dans la violence le seul moyen de donner un effet réel à leur volonté de détruire la société (pour en reconstruire une meilleure ?). Les actions du black bloc ciblent les symboles de l'État ou de la société de consommation (bâtiments administratifs symboliques, banques, entreprises multinationales, entreprise de publicité... ). Là aussi, ces mouvements trouvent des racines dans l'histoire. Jacques, nu-pieds et croquants du Moyen Age, expriment des révoltes qui viennent du refus d'une lourde fiscalité et du mépris affiché par une noblesse qui ne remplit plus son rôle protecteur". En 1637, les croquants occupent la ville de Bergerac pendant plus de trois semaines. Plus d’un millier d’entre eux seront massacrés par les troupes du duc d’Épernon et des milliers d’autres traqués, dispersés". Plus proche de nous, il faut se rappeler les "Brigades rouges" italiennes, groupe terroriste ayant adopté ce que l'on a appelé la « propagande armée » comme méthode radicale de lutte contre la société et le capitalisme. En Europe et en France les groupes d'ultra droite comme d'ultra gauche existent toujours depuis les années 60 (20 à 30 000 personnes environ).


4- Quelques figures de l'exploitation de la société


Dans ce type de commensaux nous trouvons des groupes de personnes qui utilisent la société pour leur propre cause avec des stratégies différentes selon leur positionnement social. Ils sont en général largement sous-estimés car leur principale caractéristique est qu'ils demeurent invisibles (et veulent le demeurer).


Les fraudeurs

La société et la vie en commun qu'elle exige est régentée par des lois, des règles et des contraintes économiques, éducatives, sanitaires, sociales... Le tissu des lois et des règles peut être dense mais il existe toujours des interstices dans lesquels de nombreux asociaux vont se glisser. Ne pas jouer les règles communes permet à ces groupes d'engranger des bénéfices très substantiels et de toutes natures. Le malandrin, le bandit de grand chemin, le pirate..., détroussaient le bourgeois ou le voyageur et vivaient au crochet des braves gens. De nos jours, le fraudeur, le cambrioleur, le contrefacteur, le trafiquant..., sont les successeurs de ces figures de profiteurs. Vivre aux crochets de la société, voilà la motivation des gangsters, dealers, arnaqueurs, escrocs et contrebandiers de tout poil.

Le montant de la fraude aux organismes sociaux en 2019 serait de 14 milliard d'euros selon Pascal Brindeau, le rapporteur de la commission d'enquête de l'Assemblée Nationale. Les cambriolages et les vols divers, les tentatives de vols représentent plus d'un million d'actes en 2019. En 2020, le montant de la fraude bancaire en France a atteint environ 525 millions d’euros et touche 1,1 million de personnes par an. La fraude touche tous les produits : la monnaie (faux monnayeurs), les produits alimentaires (scandales divers), les produits d'habillement (2000 vêtements contrefaits saisis aux puces de Saint-Ouen en 2020), les locations privées..., et, bien sûr les produits de luxe et les marques. Les fraudeurs sont des professionnels qui savent utiliser l'informatique. Dans le trafic de drogue, 30 000 personnes ont été interpelées pour trafic, revente, détention, provocation à l’usage... 71 tonnes de cannabis ont été saisies en 2020, 126 400 plants de cannabis, 8,5 tonnes de cocaïne, 1,2 million de comprimés d’ecstasy, 1 tonne d’héroïne... Des centaines de milliards de profit pour les divers groupes mafieux investis dans des trafics divers (jusqu'au trafic d'organes et d'immigrés). Toutes ces dernières fraudes ayant un coût social pour la collectivité, estimé à plus de 8,8 milliards d'euros (auxquels il faut donc ajouter les 14 milliards de fraude aux organismes sociaux). Ce qui est d'autant moins d'argent disponible pour le financement d'écoles, d'Universités, d'hôpitaux, de routes, de voies ferrées, d'espaces verts..., utiles à toute la collectivité.


Les criminels

De tout temps la société a eu à faire avec des gangsters, des escrocs et des arnaqueurs. "De multiples organisations criminelles dont la détermination et la dangerosité sont très élevées», selon la police prospèrent en France. Qu'elles soient corses, marseillaises, grenobloises ou qu'elles émergent des cités, les pègres locales seraient à l'origine de 75% des faits relevant de la délinquance spécialisée. Les organisations étrangères s'étant vues attribuer statistiquement en 2010 le quart restant, avec un peu plus de 7500 mis en cause" (https://www.lefigaro.fr/ actualite-france). En conséquence, la société s'est organisé pour lutter contre ces délinquants et nous en entendons régulièrement parler à travers des faits divers.


Dans la criminalité organisée contre la société, nous trouvons désormais la nouvelle figure du pirate informatique. 5,6 millions de données personnelles (adresse mail, mot de passe, numéro de carte bleue…) sont piratées chaque année. Soit 65 par seconde. En 2016, les ransomwares ont rapporté, à travers le monde, plus d'un milliard de dollars aux cybercriminels. "La vague de ransomware est aujourd’hui mondiale et marquée par une croissance exponentielle. Au cours des 12 derniers mois, 42% des PME dans le monde ont été victimes de ce phénomène" (Kaspersky Lab). " L'année dernière, la Cyber Threat Alliance déclarait qu'un seul type de ransomware, CrytopWall v3, avait causé quelque 325 millions d'euros de dommages à travers le monde au cours de sa durée de vie". Selon l'expert Farid Gueham, la cybercriminalité est la délinquance de l'avenir. La gendarmerie nationale s’est donc dotée d’un département cybercriminalité et la préfecture de Paris, d'une brigade d’enquêtes sur les fraudes aux technologies de l’information.


5- Quelques figures des efforts de transformation et de développement de la société


On ne voit pas ces personnes dans les manifestations de rue et on n'en entend pas beaucoup parler dans les médias qui recherchent plus sensationnel. Elles sont occupées par leur métier, leur carrière, leur entreprise, leur famille... Elles se forment, travaillent, poussent leurs enfants, montent et développent leurs affaires car la société, de leur point de vue, leur offre des opportunités qu'il faut saisir.


Les perfectionnistes

Nous rencontrons ici une vaste catégorie sociale qui s'intitule : "les professionnels perfectionnistes". Leur préoccupation essentielle est d'améliorer leur savoir et leur savoir-faire et de se parfaire dans leur métier et dans les affaires qu'ils ont montées ou dans lesquelles ils se trouvent. Pour eux, il existe de très nombreux challenges qui signent la reconnaissance que leur apporte la société : concours pour les meilleurs ouvriers de France, les meilleurs gites de France, les meilleurs fromagers de France, les meilleurs producteurs de cerises de France, les concours pour les enseignants (CAPES, agrégation, doctorat), les concours pour monter dans la fonction publique, les concours pour le meilleur maître d'hôtel, pour le meilleur caviste, le prix de l'entrepreneur de l'année, le prix du polar de l'année ou du livre économique de l'année, le prix de la meilleure décoration de boutique... Dans chaque activité professionnelle, il existe donc des femmes et des hommes qui se battent pour être reconnus dans leur métier, pour fabriquer ou proposer le meilleur produit ou le meilleur service. En conséquence, des jurys ad hoc distribuent des distinctions : diplômes, prix, brevets, étoiles, médailles et insignes distinctifs variés.


Dans notre société il existe de très nombreux métiers qui sont exercés avec intérêt et volonté de progression par leur détenteurs. Des analystes analysent et conseillent les ordonnateurs ; des législateurs et des auditeurs évaluent et proposent aux politiques ; des entrepreneurs découvrent un procédé et implantent des usines ; des pédagogues observent et expérimentent, puis mettent en œuvre des méthodes mieux adaptées ; des professeurs préparent et font comprendre et apprendre ; des mécaniciens réparent et font mieux fonctionner ; des techniciens montent et mettent en marche ; des sportifs s'entrainent et performent ; des architectes innovent et bâtissent du révolutionnaire ; des chercheurs expérimentent et mettent en service des découvertes ; des artistes imaginent et réalisent ; des ingénieurs testent et construisent des nouveaux modèles ; des décideurs mesurent et agissent sur leur environnement ; des soignants examinent et traitent les maladies et les blessures... Toutes ces personnes aiment leur métier et sont fiers de ce qu'ils réalisent. De fait, l'innovation pour un mieux vivre en collectivité (par la connaissance, par les lois, par l'art, par les machines et la technique, par les soins, par l'organisation...) est une des valeurs sociétales totalement acceptée par ces multiples professionnels. C'est aussi avec ces groupes de métiers que la société tourne et avance.


Des sociétés, des associations (15 associations de consommateurs, par exemple, en France), sont organisées pour pousser les industriels et les entrepreneurs à améliorer leurs produits et leurs services. Ces organisations font des études, des enquêtes, des recherches, des bilans, publient des informations, réalisent des formations et pratiquent des interventions variées auprès des responsables. Dans la même veine nous avons les syndicats réformistes qui instruisent ce qui va mal, rédigent des projets et portent ces projets devant des acteurs politiques...


Les battants

Dans un style plus accrocheur, nous avons les groupes de militants associatifs, économiques, écologiques ou politiques... Ils étudient, font des enquêtes et des bilans et organisent des manifestations (colloques, séminaires de réflexion, conférences, congrès, meeting..), ils font aussi des publications et des interventions dans les médias... pour faire partager leurs idées de façon à ce qu'elles soient prises en compte, voire mises en place par des responsables. À leur tête, nous trouvons souvent des intellectuels combatifs qui bataillent pour de justes causes sociales, économiques, écologiques et autres.


Parmi les gens qui se démènent pour mieux faire fonctionner la société, nous trouvons des entrepreneurs. Il s'agit d'abord, pour eux, de développer leur propre société et leurs affaires. Mais leurs activités participent totalement aux transformations et au développement de la société globale. Pensez, par exemple, à Xavier Niel, Edouard Leclerc, Jean Nouvel, Joël Robuchon, Pierre Hermé (chef pâtissier), Isabelle Marant (styliste), André Choulika (virologue associé à Pfizer), Aurélie Bidermann (joaillière)... Toutes ces personnes entrainent avec elles de nombreux travailleurs, tous attachés à la réussite des projets dans lesquels ils sont parties prenantes. Ces personnages sont autant de leaders et de modèles positifs pour les membres de la société.


Les startups, par exemple, sont parait-il, l'avenir de l'économie française. "La France compte plus de 10 000 startups. Un nombre qui augmente de 20 % chaque année. En 2020, 25 000 postes ont été créés, soit 10 % du total des créations d’emplois de 2019 (263 000 créations)". (analyse de KPMG Pulse). Le startuper ne conteste pas la société. Il est fondamentalement polarisé par l'innovation qu'il va proposer et il est intimement persuadé du bienfait que son innovation va apporter.


6- Conclusion : vers des affrontements sociaux plus intenses ?


Chacun fera ses propres statistiques concernant le poids de ces catégories d'attitudes face à la société. Avec les hypothèses que j'ai faites, on peut avoir les répartitions suivantes :


Hypothèse basse.

Si ceux qui rejettent la société et les exploiteurs de la société sont, ensemble, à 35%, les soutiens et développement sont à 65 %. Ceux qui soutiennent la société contiennent et bloquent ceux qui la rejettent et ceux qui l'exploitent. Alors ceux qui rejettent n'ont d'autre choix que d'être plus agressifs pour que les choses évoluent dans leur sens.




Hypothèse haute.

Si ceux qui rejettent la société et les exploiteurs de la société sont, ensemble, à 50%, ceux qui soutiennent et veulent le développement de la société se trouvent alors à 50% eux aussi. Cette situation va crisper ceux qui soutiennent et ceux qui rejettent vont entrevoir la possibilité de faire passer leurs revendications de révolution. Cette possibilité va les motiver et ils vont faire des actions plus fortes et plus violentes pour arriver à leur fin. .


Dans tous les cas, je pense que nous allons vers des affrontements sociaux sans possibilité de négocier pour trouver un consensus, car les opposants à la société sont figés dans leurs visions des choses et veulent faire prévaloir à tout prix leurs idées. Ces minorités actives portent les ferments de la destruction de la société et non de son amélioration.


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